Cercles de Kolondiéba, Bougouni et Yanfolila, les conseillers SADI se dotent d’une feuille de route
lundi 6 juillet 2009
Réunis à Kolondiéba les élus locaux des trois localités ont échangé avec la délégation du bureau national du parti, du contenu d’un document intitulé « Programme électoral minimum pour un conseil municipal SADI » fixant les neuf domaines prioritaires de développement autour desquels devront s’articuler leurs actions.
Après les localités de Niono, Koutiala, Kita et Bafoulabé, une délégation du bureau national du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI), s’est rendue samedi dernier à Kolondiéba. Objectif : échanger avec les élus locaux dudit cercle plus ceux de Yafolila et de Bougouni autour d’un certain nombre de questions et d’adopter une ligne directrice indispensable à la réussite de leur mandat. L’échange, qui aura duré plus de trois heures, avait quatre points essentiels à son ordre du jour. Il s’agit notamment de l’état des lieux du parti au sortir des dernières consultations électorales, la sensibilisation des élus sur l’orientation du parti, le rôle de l’élu municipal et les domaines prioritaires autour desquels devront s’articuler leurs actions.
D’entrée de jeu, l’administrateur du parti SADI, M. Sidi Ongoïba a exprimé sa satisfaction pour « les résultats encourageants auxquels le parti est parvenu ». Car, explique-t-il, à l’issue des élections communal du 26 avril dernier, la formation politique s’est taillée 256 conseillers sur toute l’étendue contre seulement 96 lors de la mandature précédente. Mieux, de 5 maires au total, le parti est passé à 15, dont 10 dans le seul cercle de Koutiala. Pour lui, ceci est le témoignage que le parti fait une percée dans une des zones électorales les plus stratégiques qu’est le cercle de Koutiala. Les élections communales ont également permis au parti de s’offrir 2 Conseils de cercle à Niono et Kolondiéba. Au classement général des partis, il se positionne au 8ème rang, tandis que, poursuit M. Ongoïba, pendant la mandature écoulée il n’était nullement dans le classement. A en croire l’administrateur du parti, ceci est un résultat assez satisfaisant, mais suffisant car, dit-il, du chemin reste encore à parcourir. Et pour y parvenir le parti compte beaucoup sur ses militants à la base.
Mettre l’accent sur les actions de développement prioritaires
Parlant du rôle du conseiller municipal dans le développement de sa commune, le secrétaire chargé des élus du bureau national fera savoir que celui-ci est le premier responsable de ce développement. En effet, explique M. Kadiale Traoré, le travail des élus SADI doit s’inscrit dans la ligne du parti. Lequel est social et populaire, et prône la justice et l’égalité. « Chaque élu SADI a obligation de faire prévaloir dans sa circonscription cette vision du développement. Son action au cours de son mandat doit constituer à développer des activités de développement humain durable, renforcer l’unité et la cohésion sociales et de se considérer comme un élu de la collectivité et non un conseiller appartenant uniquement à son parti » a martelé le secrétaire chargé des élus.
Prenant la parole, l’honorable Moussa Coumbéré, l’un des députés SADI de Kolondiéba, a adressé une mention spéciale aux militants pour le travail abattu dans la localité dans le cadre de l’implantation du parti. Car, dit-il, en plus des deux députés élus du cercle, 29 conseillers sont à compter parmi ses rangs contre seulement 9 lors du dernier mandat. Avec ce résultat, ajoute le député, il ne fait aucun doute que le parti est bien présent à Kolondiéba. Dans un document élaboré par le bureau national et remis aux 36 conseillers des trois cercles, le parti SADI a mis l’accent sur un certain nombre d’axes de développement prioritaires devant constituer la ligne d’action des élus dans leurs collectivités respectives.
Ces domaines ont surtout trait à l’éducation (à travers sa gratuité, la construction et l’équipement de nouvelles structures scolaires et valoriser sa gestion), la santé (comme le renforcement des moyens d’intervention des agents et structures sanitaires) l’agriculture (à travers des actions pour une sécurité alimentaire durable) l’accès à l’eau potable (comme la création de point d’eau dans les zones les plus nécessiteuses et assurer une meilleure gestion).
Aussi, la nouvelle feuille de route adoptée par les conseillers SADI réserve une part belle à l’assainissement et à l’hygiène, la gestion participative et transparente de la commune, la mobilisation des ressources (à travers la diminution des charges d’investissement et de fonctionnement des communes par des constructions simples et le recouvrement des impôts et leur bonne gestion), le développement économique pour les populations (comme l’accès aux matériels agricoles) et enfin le respect des droits et de la sécurité des concitoyens (à travers la mise en place de services d’informations juridiques à destination des populations).
Pour les émissaires du bureau national auprès des conseillers, les actions au cours de ces cinq prochaines années doivent impérativement s’articuler autour de ces différents axes. Ceci est d’autant plus important qu’il constitue le passable obligé pour la réussite de leur mandat dans leur conseil communal respectif, a déclaré l’administrateur du parti. Qui indique qu’une évaluation à mi-mandat du niveau d’application du ce programme politique sera effectué par la direction du parti.
Issa Fakaba SISSOKO
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