La Radio Libre Kayira

Rentrée culturelle : Gao, les 27et 28 Janvier2006

La cité des Askia, un choix réfléchit pour abriter l’événement

dimanche 19 mars 2006 par Siaka Z. TRAORÉ

Le choix du chef lieu de la 7ème région administrative de notre pays située à plus de 1200km au nord de Bamako pour abriter la rentrée culturelle de cette année, lançant du coup les activités du Ministère de la Culture se justifie aisément. Gao abrite l’un des sites (le Tombeau des Askia) qui est inscrit sur la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO (Organisme des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture).

Appréciée à sa juste valeur par les autorités administratives, politiques et les notabilités de Gao, la rentrée cuturelle qui donne un coup d’envoi des activités du département en charge de la culture a pour thème cette année : diversité culturelle. Depuis 2003, c’est une tradition qui a été instaurée par Cheick Oumar Sissoko, Ministre de la Culture et ses collaborateurs pour non seulement rendre hommage aux hommes et femmes de culture, aux artites décédés. Mais aussi, c’est une occasion de marquer une solidarité à ceux qui sont malades. Des distinctions sont également faites à l’endroit d’autres. S’agissant du premier cas de figure, il faut souligner qu’un hommage mérité a été rendu à Dr Tèrèba Togola (Directeur National du Patrimoine Culturel), archéologue de renom que la mort nous a arraché courant novembre 2005. Tèrèba Togola, faut-il le signaler, a oeuvré jusqu’à son dernier soupir pour le rayonnement de la culture malienne. L’une de ses recntes oeuvres a été la réalisation de la carte culturelle de notre pays. Cette carte explique les grandes sites touristiques du Mali dans ses grandes lignes. Donc un bon outil d’orientation pour les touristites et chercheurs assoifés de connaître davantage afin d’édifier l’opinion.

Ajoutons qu’à travers l’événement, une meilleure lisibilité est faite des activités du Ministère de la Culture. De plus en plus les élus s’engagent dans le domaine de la culture à travers l’organisation de festivals. Aussi, pour le commun des mortels, ce dernier perçoit l’événement sous forme événementielle. Mieux, il y tire des leçons. Puisqu’à travers prestations d’artites,et sketchs des mesages en relation avec le thème et bien d’autres sujets d’actualité comme la lutte contre le Vih Sida,sont scandés.

L’avenir des festivals au centre des débats lors de la rentrée culturelle à Gao :

En marge de la rentrée culturelle que le chef lieu de la 7ème région adminitrative de notre pays a abrité les 27 et 28 janvier denier, une rencontre sur l’avenir des festivals s’est tenue dans les locaux de l’Assemblée Régionale de ladite localité. Elle a enregistré outre des cadres du Ministère de la culture, des opérateurs culturels. C’était en présence du Chargé des Affaires Sociales du Gouverneur.

Comment créer une synergie entre les différents festivals ? Dans quelle mesure le Département en charge de la Culture et ses partenaires doivent soutenir ces festivals ? C’est à ce exercice que les participants à la rencontre se sont adonnés durant deux heures d’horloge.

Prenant la parole, Idrissa Ly, Chargé de Mission au Ministère de la Culture, a fait l’état des lieux des festivals dans notre pays. Selon lui, certains festivals ont une carrure internationale. Par contre d’autres n’ont pas assez d’audience. Il ajoutera que dans leur généralité, les festivals se partagent les difficultés qui peuvent se résumer à un manque de professionnalisme dans l’organisation. Aussi, il dira qu’ en dehors de la musique, la danse et le théâtre, les autres secteurs de la culture sont très peu exploités.

A la suite de Monsieur Ly, le Directeur National de L’Action culturelle en prenant le micro a abondé dans le même sens. Kora Dembélé a renchérit, en ajoutant que de nos jours on compte plus de 300 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) culturels sur toute l’étendue du territoire.

Un autre aspect non moins important a été évoqué lors de cet échange que les organisateurs des festivals dans la région de Gao ont fortement apprécié. Il s’agit de celui relatif au montage de projets. Ou encore une fois le projet sous la main, à qui doit-on s’adresser pour obtenir un financement ?

En guise de conclusion de la rencontre, les participants ont pensé qu’il faut :

  1. professionnaliser le secteur,
  2. suivre et évaluer les festivals (rôle qui revient au Ministère de la Culture),
  3. créer un pole de coordination des festivals.

S’agissant des festivals, on peut citer entre autres : le festival de Essakan (Tombouctou), le festival Dansa/Diaroura (Radio Kayira6 de Bafoulabé,Kayes), le festival de Brigo (Radio Kayira5 de Kita, Kayes), le festival sur le Niger(Ségou), le Festival des masques de Markala ( Ségou), le festival de danse de Bamako, le festival de balafon de Radio Kayira 2 de Koutiala (Sikasso), le festival du Triangle du balafon à Sikasso (organisé par le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso).


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