lundi 13 octobre 2008
Il s’agit de Maimouna Hélène Diarra qui a été consacrée meilleure comédienne de l’Afrique de l’Ouest au titre de l’année 2008.
En photographie Malick Sidibé remporte le prix intitulé Infinity Award, prix qu’il a obtenu le 12 mai 2008 à New York aux USA au cours d’une exposition photo. Toujours dans le même registre, Amadou Bekaye Sidibé a reçu un prix au cours d’un concours de poster photo dénommé Wagon Bibliothèque. C’était lors de l’exposition de photo au 78ème congrès international des bibliothèques et associations tenu au Québec au Canada en août 2008. Notre compatriote Sidibé concourait au même titre que 137 participants venus de divers horizons.
Ensuite le ‘’grand prix Eboué’’, prix de l’Union Monétaire Ouest Africaine, a été remporté par Mme Fatoumata Sidibé pour son film dont le titre porte sur les pharmacies ambulantes. C’était au cours de la 8ème édition de clap ivoire en Côte d’Ivoire le 3 septembre 2008 où en plus du Mali, des pays comme le Burkina Faso, le Niger, la Guinée Bissau, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire étaient en compétition.
A propos de la danse, un trophée et un diplôme ont été décernés à la troupe SEWA de N’tji Diarra pour sa participation au festival international de Sidi Bel Abbes tenu en Algérie en juillet dernier regroupant 60 pays participants. C’était pour fêter ces différentes distinctions qu’une cérémonie a été initiée et présidée par le ministre de la culture vendredi après midi au CICB.
Après une présentation de chacun des trophées par les différents lauréats au ministre de la culture c’est Mohamed El Moctar qui s’est adressé à l’assistance. Il s’est posé lui-même la question de savoir que deviendra un pays comme le Mali sans les artistes et sans la culture ? A travers son intervention on comprend aisément que M. El Moctar a trouvé lui-même la réponse d’autant plus qu’il a encouragé les artistes à persévérer. Selon lui il y a très peu de gens qui peuvent faire autant. Il s’est dit très satisfait du résultat des « ambassadeurs » du Mali.
La culture est la seule matière ‘’transversale’’ selon les propos du ministre. Mohamed El Moctar ajoute que dans tout ce que l’homme entreprend de faire il y a absolument un élément de culture. Si aujourd’hui, la famille, lieu d’éducation, également l’école, lieu d’éducation et d’enseignement par excellence se recherchent c’est parce que nous avons été envahis par une culture qui ne nous appartient pas. Mieux, c’est parce que nous n’arrivons pas à trouver la réponse et la riposte adéquates pour que nous restons ce que nous sommes a-t-il signalé.
Les trophées qui sont célébrés sont à l’honneur de tous les maliens, du monde des artistes et de la culture malienne a dit le ministre. Il a enfin conclu qu’aucun artiste malien ne sera le parent pauvre du ministère dont il a aujourd’hui la charge malgré le fait que ce département n’a seulement que 0,70% du budget national.
Par Kany Kéita