La Radio Libre Kayira

Où sont les femmes ?

dimanche 6 juillet 2008

Les femmes ont besoin d’indépendance et de démocratie qui vont les libérer.

La conférence a eu lieu le 26 juin 2008, dans la maison des jeunes à Mahina, nous a été introduit de manière très chaleureuse par le coordinateur du réseau kayira. Mahamadou Diarra a présenté le groupe ACR (Amitié Canada Rwanda) en nous interpellant par nos noms maliens. Les femmes étaient nombreuses et réjouies, car pour elles c’était l’occasion pour échanger de nouvelles idées.

Femmes et démocratie, voila deux mots qui juxtaposés expriment la réussite, du courage et une grande détermination pour améliorer la vie des maliens et maliennes.

Les femmes d’aujourd’hui ont besoin de cette liberté d’expression, Mme Kadjatou Traoré l’une des conférencières, a expliquée qu’au Mali la femme est considérée parfois comme une simple ménagère qui doit faire la cuisine, prendre soin de la cellule familiale, se charger de la préparation des mariages et baptêmes, mais les choses ont changé.

Elle, la femme malienne d’aujourd’hui, est déterminée à prendre les devants et à aller au bout de ses propres choix. Elle cherche à prendre position dans le but de défendre ses intérêts en ce qui concerne la question des privatisations des droits des femmes.

Il y a certaines femmes, qui ont été placées en prison, pour avoir pris la parole en tentant de livrer bataille pour elles et leurs consœurs. Désormais, elles combattent pour être reconnues dans la société malienne et avoir la reconnaissance de ses droits. Beaucoup de femmes, malheureusement, n’ont pas un niveau de scolarité élevé, mais cela ne les empêche en rien de continuer de mener ce combat de front et de renforcer leur désir de s’impliquer dans la politique.

Les maliennes doivent se lever et prendre leur destin en mains, car ce sont elles les principales actrices de leur destin et elles sont en mesure de changer leur qualité de vie.

Au Mali, parmi les 147 membres qui forme l’assemblé nationale, seulement 15 femmes y séjournent. Cela démontre qu’il y reste toujours du travail à faire, tel que l’implication au niveau des postes gouvernementaux. Mme Traoré disait que les femmes de maintenant travaillent fort pour que les jeunes filles puissent avoir accès l’éducation scolaire nécessaire, car on a besoin d’elles pour un Afrique nouveau. La femme tente de rester forte et se refuse à être achetée. Une femme participante a commenté en disant que les femmes se languissaient tous le temps et que maintenant elles devaient se lever et faire ce qui est juste pour elles.

Mme Nematou Diallo a dit qu’il ya beaucoup de problèmes au niveau de la maintenance des associations des femmes, puisque les femmes ne s’occupent plus de leur foyer comme auparavant. En poursuivant dans ses explications, Mme Diallo a répondu que la femme est très forte, qu’elle a du courage et peut faire les deux.

Les femmes doivent participer et sortir de l’obscurité et travailler pour le pays. C’est sûr que ce n’est pas facile, puisque c’est un combat qui perdure, elles doivent gagner leurs droits et elles doivent être respectées. Mme Traoré a remercié le renforcement provenant de Radio Kayira. On a besoin d’informer les autres femmes a-t-elle signalé.

Cette conférence avait pour partenaire la fondation Rosa Luxembourg, une association qui prône la bonne gouvernance du Mali. Ce partenaire allemand, est depuis un certain temps un collaborateur estimé sur plusieurs conférences animées sur des thèmes tels que ; la corruption, le débat sur l’immigration et sur la participation des femmes dans les mouvements communautaires, etc.

Le discours développé à Mahina interrogeait les femmes sur la difficulté à sortir de leur mutisme, puisque les femmes représentent une majorité des citoyens qui votent. Cette constatation pousse à se demander ce qui cause le manque d’appui envers les femmes lorsqu’il s’agit de passer aux urnes. Du moins c’est ce que révèlent les chiffres.

Lors du débat, certains faits sont ressortis tels que les hommes sont une des principales causes qui font en sorte que les femmes en région rurale peinent à se réunir, car pour ces derniers c’est l’opportunité pour eux de tirer profit de leur position économique, qui place la femme à un niveau inferieur en comparaison avec celui de l’homme. Cependant, advenant une société révolutionnaire, il y a place aux changements et beaucoup sont déjà en branle afin de favoriser l’émancipation de la femme malienne et mettre de l’avant son autonomie.

Mais cette réticence de la part des femmes n’aura plus lieu d être puisque, Mme Traoré, femme en poste comme conseillère dans le parti S.A.D.I (Solidarité, Africaine, pour la Démocratie et de l’Indépendance) a promis un appui sans précédent dans l’espoir de prolonger une telle collaboration entre femmes pour faire perdurer les questions essentielles concernant les femmes dans les régions rurales principalement.

De l’indépendance à aujourd’hui la vérité ne tarde a régné, puisque c’est les mêmes idéaux qui sont au centre du combat. La population de Mahina requiert longuement, la collaboration de la Radio Libre Kayira afin de sensibiliser davantage les individus a plus de civisme pour faire changer et évoluer les mentalités. Durant la conférence, un souhait a été formulé celui d’initier la femme à certains projets pour qu’elle se développe et se forme pour faire prévaloir sa place au niveau de la constitution politique à Mahina.

Pour appuyer les propos de ce dernier, M. Diarra, coordinateur du réseau Kayira, a parlé du ‘’manque d’initiative’’ de certains groupes de femmes qui prennent le temps de se réunir pour des réjouissances, mais qui cependant n’en fait rien pour initier des projets d’envergure et de faire perdurer leur implication sociales.

D’ici 2009, de multiples interventions seront mis en place pour soutenir les efforts engages. Les femmes maliennes seront encouragées à se réunir pour discuter directement de leurs problèmes et les raisons qui font en sortes que l’engrenage de leurs actions ne tarde a démarrer.

Le représentant du Maire municipal a remercié la collaboration et la fondation Rosa Luxemburg pour avoir initier ce débat qui a pour effet d’exhorter les femmes à se impliquer davantage dans la vie communautaire, sociale et politique et ce des maintenant et pour longtemps.

Une nouvelle ère débute pour ces femmes, car elles sont appuyées par tous. Le manque de confiance en elles qui auparavant faisait ombrage à leur désir d’émancipation et de participation, est dorénavant loin, loin, loin derrière, car dans ce nouveau Mali qui prend forme, la femme est plus que jamais synonyme de d’ouverture sur le monde.

Par Nagnouma Macalou et Youma Traoré


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