La Radio Libre Kayira

An 16 de radio kayira 1 de Bamako

dimanche 6 juillet 2008

La question de la cherté de la vie au cœur des débats à l’espace d’expression démocratique kayira

Se nourrir et nourrir sa population, cela devrait être la préoccupation de chacun des dirigeants d’Etat, mais cette vision n’est point partagé par tout le monde.

C’est avec grand enthousiasme que le conférencier Abdoul Wahab Diakité, vice président de l’association malienne des consommateurs s’est présenté à la radio Kayira le 19 juin 2008 dans le but d’informer les citoyens sur les causes de la cherté de la vie et de la crise actuelle au Mali.

Le Mali est un grand pays situé en Afrique de l’ouest, ayant un climat plutôt chaud et il se trouve que c’est un pays qui vit surtout de l’agriculture.

Depuis quelques années déjà, le Mali s’est engagé dans des programmes d’ajustement structurel et ce en instaurant la privatisation dans la plupart des entreprises maliennes. Avec cette privatisation mal gérée, la population ne fait que s’appauvrir pendant que les dirigeants ne font que s’enrichir.

Selon les autorités publiques, la privatisation est dûe au fait que le peuple n’était pas à la hauteur de gérer les entreprises comme il se devait. Par conséquent, ils ont fait appel à la banque mondiale et au FMI qui octroyèrent la solution d’instaurer la privatisation. subvenir aux besoins de leurs familles.

Bien avant de parler de privatisation, il est important de savoir que l’agriculture des paysans au Mali est aussi menacée car il n’est plus permis à n’importe qui de cultiver sur les terres de l’office du Niger. L’office du Niger est un périmètre irrigué construit dans le Delta du fleuve Niger au Mali. Créé en 1932 par les colonisateurs français dans le delta inférieur du Fleuve Niger, le projet avait pour ambition de créer un vaste périmètre irrigué de près d’un million d’hectares afin de développer la culture du coton au profit des industries textiles coloniales.

Normalement cet office devrait être profitable aux citoyens, mais cette vision a viré de chemin lorsque les plus riches ont décidé de s’approprier les terres et ce au détriment des pauvres qui tentent de se trouver de quoi vivre.

Ainsi, la crise d’aujourd’hui au Mali est dûe à l’immense privatisation des grandes et moyennes entreprises qui ont fait naître plusieurs transformations, telles que les grains de coton en huile et plusieurs d’autres changement. Malgré que la plupart du peuple soit au courant de la mauvaise gestion après la privatisation, cela n’empêche pas que personne ne puisse lever le petit doigt pour intervenir car on est obligé en quelques sorte de fermer les yeux sous peine d’être malmené par l’Etat.

Le vice président de l’association des consommateurs affirme que les dirigeants d’avant avaient trois missions, dont l’approvisionnement, qui consistaient à améliorer l’agriculture du pays et c’est à partir de 1968 que les choses ont détérioré lorsque l’Etat a commencé à intervenir sérieusement dans les affaires. Ainsi, plusieurs programmes d’ajustement structurel virent le jour et ce malgré que plusieurs croyances et valeurs furent bafouées.

En bref, on pourrait dire que l’avènement de la démocratie n’a point amélioré les choses et les aurait peut-être même aggravé, car les subventions qu’on avait refusé à l’Etat, ont été privatisées et cela a conduit aux différentes crises et la vie devient chère. C’est pour cette raison qu’on se pose souvent la question à savoir qui est le vrai commerçant ?

Le conférencier Abdoul Wahab Diakité a aussi fait allusion aux trois classes qui existent au Mali soit : ceux qui connaissent, ceux qui ne connaissent pas et ceux qui font semblant de ne pas connaître. Cela permet en quelque sorte d’expliquer le fait que les corrupteurs continuent à se payer la tête des pauvres paysans qui ne connaissent pas leurs droits tandis qu’il y en a qui le savent mais qui n’agissent pas.

L’objectif du départ du conférencier était de rendre compte des causes de la cherté de la vie et informer le peuple comme quoi, il doit se relever et combattre pour leur pays car à ce rythme, les choses risquent de s’aggraver. Monsieur Diakité a aussi mentionné le fait que le Mali envisagerait d’introduire les organes génétiquement modifiés (OGM) dans les aliments maliens et il encourage la population à se battre pour avoir un dernier mot quant à ce sujet. En bref, il est nécessaire qu’une population soit informer de ses droits et devoirs et ce dans n’importes quelles circonstances. Vivement le 17ème anniversaire de radio kayira 1 de Bamako, puisque cette conférence débat entrait dans le cadre des festivités de ce rendez-vous annuel.

Par Aicha Diakité


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