mardi 26 février 2008
Le 27 novembre 2007, Adama Konaté qui se trouvait dans son champ a été alerté par les gémissements et les cris de douleur d’un éleveur blessé aux abords de son champ. Il se précipita sur les lieux et vint au secours de la victime en le transportant d’urgence à l’hôpital. Quelques jours après, il fut accusé d’être l’auteur du crime. Arrêté, il a été aussitôt conduit en prison sur ordre du juge indélicat enfin satisfait d’avoir eu l’occasion rêvée de se débarrasser d’un homme qui ne cessait de mettre à nu ses turpitudes et qui constituait un véritable obstacle à la mise en coupe réglée de la localité par les autorités politico administratives. Le juge affirme que sorti du coma la victime aurait dénoncé Adama Konaté. Jugez-en vous-même !
Pour rappel, Adama Konaté a été l’homme qui s’est opposé victorieusement aux agissements d’un haut officier de l’ armée, le Colonel Youssouf Goïta du Mouvement Citoyen, venu faire élire par la fraude et la violence son Candidat Amadou Toumani Touré à la Présidentielle d’Avril 2007 à Yorosso. Ce colonel qui avait impunément mis sur pied un commando chargé de terroriser les populations qui refusaient d’obtempérer à ses ordres, cela au nez et à la barbe des autorités de la localité, des observateurs de la CENI et de la Cour Constitutionnelle ! Il s’était même payé l’audace de déchirer les affiches du Candidat SADI à la présidentielle ! Son autoritarisme insensé a été mis à l’épreuve par Adama Konaté qui déchira les affiches du Candidat ATT pour lequel il avait délibérément violé son serment d’officier en s’engageant dans l’arène politique. Cette réplique exemplaire à ce tirailleur en rase campagne a donné la mesure de l’extrême combativité de ce militant consciencieux et intègre qui refuse les menaces et intimidations et participe à l’implantation du Parti SADI dans sa localité.
Trois ans avant, ce même Adama Konaté avait organisé une marche pacifique de protestation contre le détournement des fonds alloués à la rénovation de la Maison du Peuple de Yorosso. Et depuis, il est devenu l’homme à abattre. Au cours de cette détention arbitraire, sa femme fut contrainte d’abandonner le domicile conjugal sous la menace d’éléments inconnus, lesquels ne tarderont pas à brûler son grenier à maïs et à emporter deux de ses moutons. Ni la Gendarmerie, encore moins le juge, pourtant informés de ce crime, n’ouvriront la moindre enquête !
Leur objectif n’est pas de faire triompher la justice, mais de détruire SADI à Yorosso, d’inspirer la crainte à tous ceux qui veulent militer dans ce parti. Pour cela, ils ne reculeront devant rien. Un exemple : Salia Daou, Conseiller communal et quatre membres de sa famille subissent une punition collective. Un de leur frère aujourd’hui en fuite est poursuivi pour crime. N’ayant pas trouvé le fugitif, le juge a ordonné leur incarcération jusqu’à l’arrestation du présumé coupable ! Comme le juge Dramane Barré de Niono, l’Avocat Général Souleymane Coulibaly, Sidiki Sanogo rallonge la liste des magistrats qui se couchent sur le droit et actionnent la justice contre les citoyens pour de sombres desseins. Ils sont hélas soutenus par le Président de la République et son Gouvernement qui, sous le principe sacro-saint de « l’indépendance de la justice », abandonnent les citoyens entre les mains de malfrats drapés dans leur toge de « justicier » et qui bénéficient d’une impunité totale de la part de l’autorité judiciaire et des Institutions de l’Etat…
Un autre exemple ahurissant : Sidi Coulibaly paysan de son état a eu le crâne taillé à la machette au cours d’une bagarre avec des éleveurs à Macina. Malgré la gravité de son état qui nécessitait des soins urgents, il a été mis en prison par le juge de Paix Mahamadou Diakité de Macina. Alertée, sa hiérarchie s’informe d’avantage. Redoutant les réactions fâcheuses qui pourraient en résulter, il libère en catimini sa victime pour éviter d’être démasqué pour son implication personnelle et intéressée dans les dénouements judiciaires des conflits entre éleveurs et agriculteurs. Ce juge œuvre en tandem avec l’Avocat Général Souleymane Coulibaly pour protéger les assassins de notre Secrétaire Général à Niono Youssouf Dembélé.
Le Parti SADI prend à témoin l’opinion nationale et les organisations de défense des Droits Humains de ces violations inacceptables.
Exige la libération immédiate de Adama Konaté, de Salia Daou et les membres de sa famille
Dénonce la mafia judiciaire qui sévit de manière immonde dans notre pays et rend responsable le Gouvernement du Président Amadou Toumani Touré de leurs agissements.
En appelle à toutes les forces progressistes du pays à s’organiser avec détermination et engagement pour s’opposer à ces pratiques dignes d’un système politique dictatorial, clientéliste et népotiste.
Bamako le 20 Février 2008
Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général
Dr Oumar Mariko, Député à l’Assemblée Nationale du Mali