lundi 3 décembre 2007
Cette caravane s’est rendue successivement à Kassaro, Badinko, Kita, Boulouli, Toukoto, Fangaba, Oualilia, Mahina, Diamou, Kayes.
Elle a célébré le 60ème anniversaire de la grande grève coloniale du rail de 1947, source de tous les acquis des travailleurs largement confisqués aujourd’hui. En outre, elle a inauguré à Kayes le monument aux victimes de la privatisation.
Le COCIDIRAIL parle d’une privatisation intervenue dans des conditions calamiteuses, car la concession du chemin de fer du Mali selon lui a plongé le Mali et les populations du rail dans le mécontentement et le désarroi (fermeture des gares et arrêt d’activités économiques et sociales, licenciements et endettement du pays pour offrir le rail à exploiter aux multinationales pendant vint cinq (25) ans).
Pour le COCIDIRAIL, après les grèves retentissantes menées en 2006 par les syndicats maliens et sénégalais, Transrail a changé d’actionnaire majoritaire mais rien n’a profondément changé.
Ni le trafic voyageur qui a fait pourtant l’objet de grandes promesses électorales, ni l’agriculture, le commerce et le micro-credit, encore moins la santé, ou encore l’école, la situation de l’entreprise, de l’emploi et des travailleurs n’ont connu d’amélioration.
Pire, le COCIDIRAIL révèle l’attitude des nouveaux actionnaires majoritaires à travers le blocage de l’élection des délégués du personnel pour refuser de revoir la grille des salaires et entretenir la division et la confusion entre les travailleurs.
Par Nouhoum Kéita