mardi 22 février 2005
Le Fesbala est une initiative de la Radio Kayira II de Koutiala. Sa première édition date de 1997. De cette date à nos jours le festival est financé sur fonds propre de la Radio sans aucune aide du gouvernement ou d’une ONG. Compte tenu des succès et de l’engouement constatés lors des dernières éditions, les promoteurs entendent le pérenniser. Cette année, le festival aura une dimension nationale et internationale avec la participation des jeunes d’Alençon, une ville jumelée à Koutiala. Des thèmes reflétant les préoccupations des populations locales sont développés à chaque édition afin d’y imprimer une dimension sociale et économique à l’instar du culturel.
Le balafon est un instrument de musique traditionnel propre à plusieurs groupes ethniques de la sous-région. La manifestation culturelle qui en est liée (le spectacle de balafon) est pratiquée depuis des générations et elle accompagne nos joies et nos peines. Ce qui met en évidence son importance sociale car présente dans tous les aspects de la vie socioculturelle de nos peuples.
Pour son rôle fédérateur, la 7ème édition du Fesbala a été placée sous le signe de « la lutte contre l’exclusion » un thème d’actualité partagé par les instances dirigeantes de notre pays et qui s’inspire de nos traditions ancestrales en la matière mais sérieusement entamées par le modernisme. Tous les aspects liés à la lutte contre l’exclusion feront l’objet d’une attention particulière pendant ce festival.
D’une population de 374.776 habitants repartis entre 241 villages et six (6) arrondissements, le cercle de Koutiala se situe au nord de la région de Sikasso. Sa population est composée de Miniankas, en majorité auquel il faudrait ajouter les Dionkas, les Bamanans, les peuls. La langue dominante est le Minianka et la langue de communication le bambara.
Sur le plan économique, il fait figure de zone pilote de la production cotonnière avec cinq unités industrielles. C’est une zone silvo-agro-pastorale par excellence.
Le Fesbala de 1997 à nos jours s’organise de façon ininterrompue sur fonds propre de la Radio Kayira II. A chaque édition, il mobilise des milliers de jeunes voire toute la population autour de cette manifestation populaire. Le nombre des troupes est passé de 19 en 1997 à 26 en 2002. Il a contribué à véhiculer des messages dans le sens de la cohésion sociale, de la fraternité, du développement local intégré et à la promotion du balafon en particulier et du patrimoine de la région en général. Il constitue aujourd’hui une fierté des populations et de la dite radio.
Sur le plan sanitaire, Koutiala, ville carrefour et cosmopolite est sérieusement menacée par la pandémie du sida. Le taux de prévalence est l’un des plus élevé du Mali et la population est exposée en permanence aux risques de pandémie. Au fait on parle de 3.8% tandis que le taux national est de 2% environ. Étant donné que le sida anéanti tout effort de développement, si rien n’est fait pour endiguer le mal, les progrès économiques accomplis jusque là par la ville ainsi que le bien être des populations qui en résulte ne seront qu’un souvenir. C’est pourquoi le thème choisi cette année est : « la lutte contre l’exclusion » qui prendrait en compte les aspects prévention du sida, la solidarité avec les personnes vivant avec le sida et leur prise en charge, la lutte contre la corruption, la décentralisation, etc.
promouvoir le balafon
développer la diversité culturelle
lutter contre le VIH/SIDA et les IST
promouvoir les danses traditionnelles populaires
offrir à la jeunesse un cadre d’expression artistique et culturel permanent
sensibiliser les populations sur le VIH/SIDA
attirer l’attention des pouvoirs publics sur la prise en charge thérapeutique et psychologique des personnes vivant avec le sida
lutter contre la pauvreté.
Le Fesbala va consister en l’organisation de manifestations culturelles autour du balafon et sur fond de sensibilisation sur le thème central et les sous-thèmes retenus pour la circonstance. C’est ainsi que des matinées ou soirées sous formes de fêtes populaires seront organisées sur le terrain des Martyrs, au Centre d’Éducation et dans les quatre communes du cercle ainsi que sur les places publiques dans les quartiers Kôkô, Hamdallaye, Médina coura. Il sera programmé un défilé de mode « Minianka dambé », des compétitions de balafon et des conférences-débats sont prévus sur : <
le cercle de Koutiala connu à travers sa culture
le balafon promu et revalorisé
les danses traditionnelles revalorisées
les échanges interculturels et la diversité culturelle soutenus et favorisés
la création artistique stimulée
l’exclusion atténuée
le taux de prévalence du VIH/SIDA baissé
une attention particulière portée sur les personnes vivant avec le sida
le Fesbala institutionnalisé
les tenues traditionnelles valorisées et promues
le basket - ball stimulé et pratiqué à Koutiala.
Le Ministère de la Santé
Le Haut commissariat de Sikasso
L’Assemblée Régionale de Sikasso
P.M.U. Mali
Mairie de Koutiala
Le Conseil de Cercle de Koutiala
Programme National de Lutte contre le Sida
PSI Mali
Service Français de Coopération et d’Action Culturelle
Le Centre Culturel Français
La Coopération Suisse Hévetas
DRJSAC DE Sikasso
Préfecture de Koutiala
Les Sous- préfectures de Koutiala
Le Bureau de Jeunesse, Arts et Culture de Koutiala
L’Académie de Koutiala
Le Centre de Santé de Koutiala
Les Communes du cercle de Koutiala
La Ville d’Alençon
YELEN CURA
IKATEL
MALITEL
Seydoni Mali
Centre de Santé de Koutiala
S.N.F
L’Association des ressortissants de Koutiala
Les notabilités
Les Autorités politiques et administratives
Les Associations féminines
Les Associations de jeunes.
Afin de pérenniser les acquis, le Fesbala sera institué comme un espace de dialogue interculturel et de promotion des valeurs intrinsèques de la localité. A cet effet, on pourra envisager la création d’une école d’initiation à la pratique des instruments traditionnels du terroir, spécifiquement le balafon. Il sera aussi créé un Secrétariat permanent du festival pour le suivi, l’évaluation, la mise en valeur des acquis et l’organisation continue de l’événement. A long terme, le Fesbala sera élargi à toute la région de Sikasso et aux pays frontaliers ayant en commun le balafon. Les groupes lauréats feront l’objet d’une promotion à travers des tournées ou éventuellement l’enregistrement de leurs œuvres.
Le patrimoine du Fesbala de 1997 à nos jours fera l’objet d’un recensement en vue de la constitution d’archives pour une meilleure gestion. Il sera exploité par la diffusion des supports audiovisuels au niveau du public ainsi que l’organisation permanente de manifestations culturelles dans le sens de l’exploitation des richesses culturelles et artistiques de la région. Une exposition pourrait être envisagée mettant en exergue les savoir-faire de la localité à travers les modes d’expression les plus variées.